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traduction
de
Fernando
Gomez Grande
Occident est une
partition théâtrale pour deux virtuoses. Une femme
et un homme.
Il y est question de couple, de corps, de peur, de solitude, de
violence, d’amour, de lassitude, de tristesse.
Il y est question d’ici et de là-bas.
Occident est une mécanique de mot, de langage, et
d’émotion.
Occident est un texte qui provoque le rire.
Occident c’est l’histoire de deux êtres
perdus dans un monde bouleversé.
Occident est un bloc d’humanité.
Occident c’est un texte plein d’espoir : quel que
soit le monde dans lequel nous vivons nous essayerons toujours.
Occident c’est un texte plein de désespoir. En
face de la
violence du monde il y a toujours cette idée que quand
même, la violence est la seule issue.
Occident doit se jouer vite : « à fond
». Nous
nous attacherons à en préserver la
mécanique
et la musique.
L’espace doit être comme le texte : sans anecdote.
L’espace doit être lumineux pour ce texte si noir.
L’espace doit être mental. C’est un
monochrome. Il
sera blanc comme un écran, avec comme seule couleur la chair
des
acteurs et leurs costumes.
Il y doit y avoir des respirations au milieu de ce texte en
apnée. Des «noirs de
théâtre» pleins
d’images/photos du monde et de sa violence, en
accéléré.
Pour jouer/dire/faire entendre ce texte nous devons nous appuyer sur
des acteurs très forts. Il faut jouer ce texte avec
âpreté et rudesse.
Nous serons très attentifs aux détails de la
traduction
de Fernando Gomez Grande, sur la relation entre la langue de
l’Espagne et celle du Pérou.
Gilbert
Rouvière.
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