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Le
spectacle
Au
début il y avait la veillée. Des histoires
racontées dans les nuits cévenoles. Des histoires
de
héros, de fierté et d’orgueil. Des
histoires de mes
ancêtres, pleines de bruits et de fureur. Camisards,
maquisards
mon grand-père peuplait mes nuits de ces fantômes
que nous
allons vous livrer aujourd’hui. Dans mon imaginaire
d’enfant, camisard était un métier qui
m’aurait bien plu. Vers l’âge de dix ans,
j’ai
du laisser tomber la lutte armée. La
prophétisation
m’allait mieux. Je me mis donc à faire du
Théâtre. Comme si les mots étaient
encore les seuls
qui nous permettent réellement aujourd’hui de
résister.
Plus
qu’un hommage, une évocation, le texte de Lionnel
est un
texte de Théâtre. C’est un texte avec de
l’humour, du sérieux, et de la gravité.
C’est
une fiction avec des personnages, des bons, des méchants,
des
pas si blancs, et des pas si noirs, tous porteurs d’une
humanité, tous nous renvoyant à
nous-même.
Aussi
partant des camisards, ce texte nous parle de tous les conflits, de
ceux d’aujourd’hui, de la folie du monde, mais
aussi du
désespoir de ceux qui un jour prennent les armes. Il nous
parle
de la révolte et de l’espoir qu’elle
soulève,
il nous parle d’humanité.
Au
centre
du spectacle, il y a la forêt. Au milieu de la
forêt, nous
jouerons le spectacle. Sans gradins, les spectateurs y sont
conviés comme aux assemblées « du
désert
». Des acteurs sans artifices, la parole comme arme, pour un
western en Cévennes.
Point
de reconstitution historique, des costumes entre hier et
aujourd’hui.
Notre
souhait est de faire (un peu) souffler l’Esprit…
et de vous distraire.
Gilbert
Rouvière. |
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